Le silence qui tue. Et puis un jour, il m'a fallu me remettre sur pied. Le long poignard s'était enfoncé juste au-dessus du téton droit, directement dans le poumon. La victime portait une robe de chambre élimée, pâle et tachée par les années. Il ne s'attendait pas à mourir ce jour-là.
La faille du fou
Prisonniers des cases, pour toujours. Chaque pièce est posée sur sa case de départ, prête à m'offrir soit un souffle de vie, soit le désir de mourir. Mes doigts ont palpé pour la première fois ces figurines de bois lorsque mon frère Alan m'a initié. J'avais à peine six ans. Depuis lors, je n'ai pas trouvé le dissolvant qui les décolle de mes mains.