Je veux te parler de toi
Car tu n’es jamais là.
Je veux te parler de vivre
Pour que tu me décrives.
Je veux te parler de fleurs
Tout comme je sais qu’elles meurent,
Et davantage de roses
Que toi seul trouves moroses.
Je veux te parler d’images
Sachant que c’est dommage.
Je perdure dans ma cage
Et toi, tu deviens sage ;
Fais de ma vie une page,
De mon cœur, un carnage.
Je veux te parler du temps
Qui s’oublie discrètement,
Et de mes sentiments
Qui dévorent mon sang,
D’un besoin pénétrant
Et d’un toucher ardent.
Tourne les yeux vers moi,
Regarde derrière toi
Rien qu’un instant pour moi
Car tu ne me vois pas.
Tes oreilles sont mutilées,
Car tu ne m’entends pas ;
Ta gorge est poignardée,
Car tu ne réponds pas ;
Tes mains sont déchiquetées.
Car tu ne me touches pas.
Et moi, je veux te parler
De ce que je prévois,
De mon identité,
De mon Amour pour toi.
Je veux te parler de moi
Car je n’ai aucun droit
Et te parler de toi
D’une seule et simple voix.
Je veux te parler de nous,
Moi brisée à chaque coup,
Je veux te croire un fou,
Moi tranchée par un loup.
Je veux te parler d’Amour,
Car mon cœur est si lourd ;
Je veux te parler d’Amour,
C’est mon dernier recours,
Je veux te parler d’Amour ;
Je t’en prie, viens à ton tour…
❖ Eté 2005